par elise » 14 Juillet 2010, 10:56
Cliquez ici afin de consulter le rapport
Réunion du 16/07/2010:
Conséquence sur l'entourage:la souffrance d'abord.
Difficile d'y remédier ,il est nécessaire de se faire aider:
tout les bons conseils sont à essayer ........avec ou sans résultat:
l'important est d'avoir au moins essayer;rien n'est facile mais qui a dit que c'était aussi simple???
Pourquoi l'entourage souffre-t-il également ?
L'alcoolisme est un drame pour la personne concernée, mais également pour ses proches qui se retrouvent, bien malgré eux, entraînés dans cette spirale infernale. Ils subissent eux aussi les conséquences médicales et sociales de cette dépendance.
Les parents, conjoints ou enfants traversent des phases très difficiles, à commencer par celle de l'incompréhension. Comment se fait-il que l'on atteigne une situation aussi dramatique avec un produit aussi banal, vendu partout librement, et si profondément ancré dans notre vie quotidienne, dans nos rites festifs et sociaux ? C'est la question que se pose bien des familles. Pourquoi lui ou elle ne sait pas s'arrêter alors que tous les autres en sont capables. Dès lors, le regard porté sur la personne alcoolique est distordu : il n'est pas comme les autres, il ne sait pas, il n'est pas capable de ....
Il est donc très important de comprendre ce qu'est l'alcoolisme : c'est une maladie, et l'alcoolique est une personne malade. Cela est parfois difficile à accepter tant l'enfer que vit l'entourage est douloureux. Mais le chemin de la guérison commence par là.
Quelle attitude adopter ?
En règle générale, les proches n'ont qu'une envie : aider celui qui sombre dans l'alcool à en sortir. Mais en dépit de toute leur bonne volonté, ils adoptent bien souvent une attitude qui est plus nocive qu'efficace. Conseils, moralisation, jugements, menaces, chantages, mesures coercitives telles que jeter toutes les bouteilles... ne feront qu'entraîner une exacerbation des habitudes du buveur ou de la buveuse.
En revanche, s'ils parlent de leur souffrance, de leur désespoir à voir l'autre se noyer dans l'alcool, de l'isolement que cela provoque, de leur impuissance à l'aider... tout cela en employant le “je” et non le “tu”, ils seront sûrement plus efficaces. Mieux vaut dire “J'ai l'impression que tu as bu" que “Tu as bu !”, ou “Je souffre de te voir ainsi” au lieu de “tu me fais du mal !”.
De cette manière, on ouvre le dialogue au lieu d'adopter une position d'accusateur. Et plus la communication passe, plus la guérison sera possible.
Est-ce une bonne chose pour la famille de se faire aider ?
Ce que vivent les proches d'une personne alcoolique est souvent très douloureux. Il faut qu'ils aient un endroit où déverser leur souffrance, où ils puissent exprimer leur peine, leur rancœur, leurs incertitudes, leurs colères.
Il existe des groupes de paroles destinés à l'entourage qui sont très efficaces car ils offrent l'occasion de s'épancher, de comprendre, de trouver du soutien. Et de déculpabiliser en prenant de la distance par rapport à la dépendance de leur parent alcoolique.
Une autre chose importante est de parler aux enfants quand il y en a. Car ils doivent savoir qu'ils ne sont en rien responsables de la situation. Prévenir l'entourage familial au sens large est souvent utile aussi, cela permet de sortir de l'isolement que crée le tabou de l'alcoolisme. Mais cela ne doit pas non plus devenir le sujet exclusif des repas du dimanche car le buveur ne doit pas voir son identité réduit à celle d'une personne alcoolique.
A SAMEDI
Elise